Interview d’Alison Segond

Bonjour, Alison Segond !


Pour commencer nous allons présenter tes romans.
« Revanche » est un roman policier. Dans ce dernier nous découvrons l’enquête du lieutenant Lexi Nelson et de l’inspecteur Trenton Harris. Ils sont à la recherche d’un tueur en série surnommé « Le Boucher »…
« Phobies » est également un roman policier. C’est un spin-off de Revanche. Dans ce tome ce ne sont pas Lexi & Trenton qui sont à l’honneur, mais Megan & Dean (que l’on découvre dans « Revanche »). Un nouveau tueur en série sévit à Augusta, avec des méthodes de torture horrifiques…

1/ Qu’est ce qui t’as poussée à écrire des romans policiers ?

Bonjour ! Je pense que ce qui m’a poussé à écrire des romans policiers, c’est l’aspect psychologique des personnages et le suspense, toujours présent. C’est peut-être sadique (j’espère que non !) mais j’aime aussi pousser mes personnages au-delà de leurs limites, leur faire traverser leurs peurs les plus profondes et grandir de leurs traumatismes, afin de les faire évoluer tout au long du roman. Et puis, petite, je regardais beaucoup les émissions criminelles diffusées à la télévision… J’imagine que ça a sûrement aidé !

2/ En combien de temps as-tu écris ces deux livres ?

J’ai commencé à écrire Revanche en février 2017 et j’ai terminé le premier jet pendant l’été 2017, mais en comptant les différentes corrections et réécritures, il a été officiellement terminé en octobre 2018. Surtout qu’avant d’entamer l’écriture, je passe toujours plusieurs à semaines à monter un dossier complet sur l’histoire, les personnages, l’intrigue…
Pour Phobies, j’ai débuté sa rédaction en fin 2017, mais j’ai fini la première version en janvier 2019 ; principalement parce que j’ai pris beaucoup de pauses pendant son écriture et que je m’y suis mise pour de bon en novembre 2018, en recommençant tout depuis le début.

3/ Pourquoi avoir décidé d’écrire des histoires de tueurs en série ?

Je pense que leur cerveau me fascine : j’ai besoin de tout comprendre, mais personne ne comprend réellement pourquoi ils tuent et torturent leurs victimes. Qu’est-ce qui pousse quelqu’un à commettre des actes aussi sombres et inhumains ? Certaines personnes traversent les mêmes épreuves qu’eux pendant l’enfance, sans pour autant tuer des gens à répétition plus tard, et c’est précisément ça qui m’intéresse. Ils ont tous un schéma de vie assez similaire (du moins pour la plupart), ou en tout cas répétitif sur certains points. Les maladies mentales comme la psychopathie, la sociopathie et le dédoublement de personnalité jouent également un rôle important dans mes romans. Je sais que certains tueurs ne présentent aucun signe de trouble mental, qu’ils sont parfaitement conscients de la portée de leurs crimes, mais je suis encore incapable de bien l’assimiler.
Dans Revanche et Phobies, c’est ce que j’essaye de faire : comprendre les raisons de leurs actes, trouver une explication, aussi tordue soit-elle, même si ce n’est jamais totalement possible et que rien ne pourra jamais justifier ces meurtres. Sinon, j’admets que mon plaisir coupable, c’est de regarder des documentaires sur les tueurs en série et de dévorer des livres sur leur psychologie, alors il fallait bien que j’écrive sur le sujet, moi aussi !

4/ As-tu appréhendé la sortie de tes romans ?

Oh que oui ! J’étais une boule de stress pour chaque étape éditoriale avant la sortie de mes deux livres. En particulier pour Revanche, comme c’était le premier et qu’il y a eu quelques soucis d’ordre technique avant sa publication. J’avais peur de ne pas être à la hauteur, et puisque mon rêve se réalisait, je ne voulais vraiment pas décevoir les lecteurs, et surtout pas mes proches, qui attendaient avec impatience de lire mon premier roman. Chez Heartless, nous avons la chance de pouvoir participer à toutes les étapes jusqu’à la sortie, alors j’ai eu un peu de contrôle sur toutes les décisions, ce qui est génial… mais aussi une grosse pression ! Je craignais de faire des erreurs. Heureusement, grâce à la bonne communication avec mes éditrices et le reste de l’équipe, tout s’est bien passé et je suis contente du résultat. Pour Phobies, j’étais un peu plus sereine. Je connaissais déjà les démarches et tout ce que j’avais à faire, alors c’était un peu plus fluide et facile. Le jour de la sortie de son livre, ça reste un moment dingue : on se sent autant angoissé qu’exalté. Ces souvenirs sont inoubliables, ça représente l’étape finale de tous nos espoirs, la concrétisation de tout notre travail.

5/ Tes romans sont-ils inspirés de faits réels ou sortent-ils de ton imagination ?

Ils sortent de mon imagination, et j’ai envie de dire… tant mieux ! Je ne connais pas de tueur en série comme le Boucher ou le Tourmenteur. J’espère que ça restera comme ça ! Pour le tueur en série de Revanche, je me suis beaucoup inspirée de Ted Bundy pour visualiser son caractère et son attitude générale. Par contre, il y a quelques mois, j’ai entendu parler d’une affaire qui m’a fait penser à Revanche et dont le tueur était surnommé le Boucher !

6/ Qu’as-tu pensé des retours sur tes romans ?

Globalement, j’ai eu de bons retours sur mes romans, que ce soit dans les chroniques ou sur les salons littéraires. C’est une expérience incroyable de lire les mots et les avis de lecteurs ayant lu mes romans et d’avoir la chance et l’opportunité d’en discuter avec eux pendant des dédicaces. Une fois, alors que je traversais une grosse période de doutes, j’ai relu certaines chroniques et ça m’a fait beaucoup de bien au moral. Après, de manière générale, je préfère éviter d’aller lire les retours sur les plateformes. Je préfère lire celles où on me tague, celles dont les critiques sont positives. Les négatives sont inévitables et c’est normal, tout ne peut pas plaire à tout le monde, mais j’ai tendance à tout remettre en question ensuite, puis à me retrouver en plein syndrome de la page blanche, alors depuis, je prends mes précautions et j’évite de tenter le diable !

7/ As-tu écris d’autres romans ? Toujours dans le même thème ? Sont-ils publiés ?

Je suis en pleine écriture de plusieurs projets, dans des thèmes différents ! Je ne reste pas que dans le policier, je préfère essayer tous les genres. En tant que lectrice, j’aime lire de tout : visiblement, en tant qu’auteure j’aime écrire de tout ! Je préfère ne pas trop m’avancer et garder ma part de mystère jusqu’à ce que mes futurs romans soient plus aboutis, voire carrément terminés ! On va mettre ça sur le compte de ma superstition !

Merci d’avoir répondu à nos questions !

Merci à toi, merci aux lecteurs et à bientôt !

Share this post

There are no comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Start typing and press Enter to search

Shopping Cart

Votre panier est vide.