Interview de Sylvain Reverchon

Afin de vous faire connaître davantage notre huitième auteur, Sylvain Reverchon, nous vous avons concocté une interview ! Nous espérons que celle-ci vous donnera envie de découvrir Le jour qui ne vient jamais .

1/ Bonjour Sylvain ! Pour commencer cette interview, nous aimerions savoir ce qui a déclenché votre passion pour l’écriture et depuis combien de temps cela dure-t-il ?


Bonjour les Editions Heartless ! J’écris depuis que je sais écrire, je crois. A l’école primaire et au collège j’écrivais déjà pour les copains, puis par la suite, j’ai écrit beaucoup d’histoires à épisodes sur les blogs (oui, je suis vieux !), chaque semaine, un nouvel épisode. L’étape suivante, c’était l’écriture d’un roman, ce fut compliqué de sauter le pas, 40 ans il était temps.

2/ Quels sont vos auteurs et vos livres préférés ?


En ce qui concerne les auteurs, rien de bien original, mais je suis un fan absolu de Stephen King, qui m’inspire énormément dans tout ce que j’écris. J’ai lu tous ses livres, même s’ils ne sont pas tous fabuleux, mais produire autant de pages sur des thèmes aussi variés, je trouve ça littéralement hallucinant. Ensuite, dans le peloton de tête, on peut trouver mes chouchous : Laurent WHALE, Bernard WERBER et Maxime CHATTAM, des valeurs plus que sûres.
Quant à mes livres préférés, personnellement, il me faut être surpris, c’est impératif. J’ai horreur des fins qu’on devine dès le troisième chapitre, j’ai besoin de folie, d’humour et d’action. Mais surtout de folie ! Dans ces registres, dernièrement, j’ai surkiffé la série des Bourbon Kid écrite anonymement, 22/11/63 du KING et la série des rats de poussière de l’immense Laurent WHALE. Après, je ne suis pas fermé à la lecture de bons classiques de Camus, Steinbeck et un petit jeune qui monte du nom de Shakespeare.

3/ Avez-vous des habitudes bien à vous pendant que vous rédigez vos romans ? Si oui, lesquelles ?

Oui, j’ai besoin de me retrouver dans un environnement chaleureux et dans le calme absolu. Je n’écris que dans un seul endroit, une pièce que j’ai créée chez moi pour toute autre chose à la base, puisqu’il s’agit d’une sorte de bar clandestin installé dans mon garage. Assis sur une chaise de bar, j’écris sur le zinc, sur de petits carnets, au stylo bille, à la lumière d’une petite lampe de chevet et des enseignes publicitaires lumineuses. Je fais brûler un bâton d’encens, je me sers une dizaine de cafés et seulement à ce moment-là je m’abandonne ! D’abord sur papier, puis recopiage sur ordinateur à l’aide d’un logiciel de dictée, puis relecture pour la forme, puis relecture pour le fond.
Comment ça je suis un psychopathe ???

4/ Parlez-nous un peu de Le jour qui ne vient jamais . Qu’est-ce qui vous a donné l’idée d’écrire ce roman ? Quels messages souhaitez-vous y faire passer ?


Ce livre est mon œuvre ultime, dans le sens où il est le livre que j’ai toujours voulu écrire. L’idée de ce roman est née le jour où j’ai été séparé de mon fils. Il est né d’une immense souffrance. Bien que très romancé et sans être tout à fait autobiographique, il reste très personnel.
La dystopie est un prétexte à de fabuleuses histoires d’amour. Sous couvert de violence et de fin du monde, l’amour déborde de chaque page. L’amour d’un homme pour une femme, d’un homme pour son fils. L’amour, l’amour et encore l’amour. Si on prend la lecture au premier degrés, c’est vrai que ça ne saute pas forcément aux yeux …
Quant aux messages, ils sont multiples. A chaque lecteur de les découvrir. Je ne suis pas un donneur de leçon, c’est pour cela que rien n’est dit, rien n’est dénoncé, tout est suggéré. Je n’impose nullement ma vision des choses, je laisse le lecteur faire fonctionner son imaginaire.

5/ Avant d’être édité chez nous, avez-vous déjà envisagé de publier votre roman seul ?

Ce roman a déjà été publié auparavant, chez un éditeur qui n’en était pas forcément un. Inutile de revenir sur ce malheureux épisode. Il a donc déjà vécu une petite vie, mais je pensais qu’il méritait mieux, et qu’il était possible de trouver un lectorat plus large.
Vous êtes alors arrivées et vous lui avez donné une seconde chance, et pour ceci, je vous serai éternellement reconnaissant.

6/ Quels conseils donneriez-vous à des auteurs en herbe ?


Je ne suis personne pour me permettre de donner des conseils, si ce n’est d’écrire pour soi avant d’écrire pour les autres. Par-là, j’entends qu’il est inutile de se formater au bon vouloir de certains éditeurs ou catégories de lecteurs, de par le style et les idées. N’ayez pas peur de surprendre, de choquer, de vous livrer corps et âme, parce qu’il est impossible de tricher. Sur la longueur, les tricheurs se font toujours démasquer.
Ce qui m’exaspère, c’est la copie. Après 50 nuances, tout le monde s’est mis à écrire de la littérature érotique. Après Twilight, tout le monde s’est mis à écrire sur les vampires. Il faut surprendre, innover perpétuellement, toujours, toujours et encore … Et surtout, ne pas écrire avec un stylo ou un clavier, mais avec ses tripes.

7/ Pourquoi avez-vous choisi le titre Le jour qui ne vient jamais ? Que se cache-t-il derrière (sans spoilers !) ?


Mes histoires naissent toujours d’une chanson. Le jour qui ne vient jamais est la traduction d’un titre de Metallica The day that never comes. Cette chanson est le point de départ de ce livre. C’est la chanson que nous écoutions en boucle, mon fils et moi, chaque dimanche soir sur deux quand je le ramenais chez sa maman. Nous chantions à tue-tête sur ce titre, c’était un bonheur absolu de voir mon fils s’égosiller sur ce titre, mais c’était également un supplice pour moi, parce que ça signifiait la fin des vacances ou du week-end avec lui.
Et puis, il possède également une signification liée à l’histoire même, mais je ne me sens pas capable de l’expliquer sans spoiler !!!

8/ Comment vous est venue l’idée d’éditer votre histoire ?


Comme je vous l’ai dit précédemment, j’ai toujours écrit pour moi, les copains et les quelques personnes qui me suivaient à l’époque de mes histoires à épisodes. Et puis, un matin je me suis réveillé et me suis promis de tenter d’écrire un roman, sans vraiment être certain d’en être capable. Plus l’histoire avançait, plus je me disais que ça pouvait le faire. Aujourd’hui, grâce à vous, ça le fait grave !!!

9/ Quel est votre personnage préféré dans votre roman ?


C’est une très bonne question, très intéressante. Je ne suis pas un fervent client des héros, encore moins lorsqu’ils sont ou paraissent invincibles. Ce que j’aime dans un personnage, ce sont ses doutes, ses failles, ses faiblesses et ses démons. Mon style d’écriture n’est pas du tout basé sur la description des paysages, des objets, mais plutôt sur la psychologie profonde des personnages. J’adore les vrais méchants, les gentils cabossés par la vie ou les héros de l’ombre.
Je pourrais affirmer que mon personnage préféré est Chris, parce qu’il est le héros de l’histoire, parce qu’il est un morceau de moi, mais franchement, et loin devant tous les autres, j’ai adoré écrire les chapitres concernant Linda, pour moi la vraie héroïne de cette histoire. Une femme d’apparence fragile, mais possédant toutes les qualités requises pour supporter le poids de la terre sur les épaules.
Et pour être tout à fait honnête, je me sens tellement mieux dans la peau des personnages féminins que mon second roman traite de l’histoire de deux femmes. N’allez pas y faire une analyse psychologique de mon cas personnel, pour moi les personnages féminins font ressortir toute la complexité de l’être humain, élargissent le champ des possibilités. Les femmes, dans les bons romans, sont toujours plus faibles, plus fortes, plus courageuses, plus fragiles, plus tout en fait ! C’est pourquoi Linda sera toujours et à jamais ma véritable héroïne.

10/ Un petit mot pour la fin ?


J’ai déjà été tellement long, alors je vais dire : catapulte.

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