Mirage’s Memories: Tome 1 : La Dernière Cité (EXTRAIT)

PROLOGUE.

Le Grand Bouleversement.

 

 

La Terre, en l’année 3253 sur le calendrier du Monde Antique.

En cette nouvelle ère, le futur ne ressemble en rien à ce que les plus brillants scientifiques avaient imaginé. Car cette planète n’est plus qu’une fournaise.

Le soleil qui, autrefois, permettait à la vie de croître et d’être féconde sur ce monde, en ces temps, ne fait qu’enlever cette petite étincelle particulière qui faisait toute la grandeur de la belle et si unique « orange bleue ».

Chaque espèce y ayant vécue, a connu son heure de gloire puis celle de son trépas. Or, il semblerait, que le temps du règne du genre humain s’apprête à toucher à sa fin. L’Homme est grand par sa force de vie, par sa culture, sa maîtrise de nouvelles techniques mais aussi, par son envie de toujours viser plus haut. Cependant, sa plus grande faiblesse reste certainement son orgueil. D’ailleurs, c’est à cause de lui que tout commença…

Tout d’abord, au vingtième siècle, une course affolante à l’armement, avec, entre autres, la découverte de l’arme nucléaire. Au vingt-et-unième siècle, le début de ce que nous avons appelé par la suite LES PETITES GUERRES : différents entre peuples si proches mais qui pensaient être totalement dissemblables.

Ces divergences se firent de plus en plus importantes au fil des ans. Puis, ce fut le Grand Bouleversement. En effet, les affrontements incessants du vingt-huitième siècle ont pratiquement éliminé l’espèce humaine. L’indésirable troisième guerre mondiale éclata et la bombe nucléaire fut utilisée.

Des catastrophes sans précédent en découlèrent.

Dans un tout premier temps, un réchauffement de plusieurs degrés de la planète. Puis, lentement, la fonte des glaciers du grand Nord et du grand Sud, une inhabituelle montée des eaux, suivie de pluies abondantes et constantes. Pour, finalement, un autre réchauffement atmosphérique inimaginable.

Peu à peu, les nappes phréatiques se tarirent. L’eau devint de plus en plus rare. Des réserves furent installées, malheureusement, elles s’épuisèrent rapidement. Plus de giboulées ou alors rarement. La Terre se transforma petit à petit en un immense désert aride.

Heureusement pour l’humanité quelques palmeraies géantes, dispersées çà et là, lui permirent de survivre. Survivre… survivre… tel un leitmotiv, c’était la seule chose qui lui restait vraiment.

Les pertes humaines se comptèrent par milliards.

Les exodes se multiplièrent, pour fuir la famine, la soif, la mort… l’économie mondiale s’effondra, accélérant ainsi le phénomène. Les gens fuyaient… mais quoi ? Qui ? Il ne leur restait plus rien. L’Homme connut alors une de ses plus grandes frayeurs : l’extinction. Mais, comme le prouva, il y a bien longtemps un certain Darwin : « L’évolution est le propre de chaque être vivant, chaque espèce doit s’habituer à de nouvelles conditions de vie, et, dans chaque communauté se sont ceux qui s’adaptent le mieux qui survivent. » Alors, les Hommes n’eurent pas le choix. Ils subsistèrent tant bien que mal. Cependant, pour eux, le plus horrible restait encore à venir…

En effet, le pire des maux s’introduisit en eux, insidieusement…

Une des conséquences de l’emploi de l’arme nucléaire, fut, pour certains d’entre eux, la modification du génome. Dès lors, ils évoluèrent en êtres surpuissants : les TELEPATHES. Des personnes dotées de Pouvoirs psychiques et physiques vraiment extraordinaires, également nommés Chi.

Ces individus parvinrent à développer ce Chi leur donnant une force Téléphysique1 hors du commun. Ils maîtrisèrent cette puissance, la canalisèrent. Ainsi, ils furent capables de créer des faisceaux d’Énergie, provenant de ce que certains peuples du Monde Antique appelaient leur Énergie Vitale. C’est pourquoi, il leur était très dangereux d’utiliser une telle force, qui se puisait, en fait, dans leur vie. Chaque Chi étant unique d’une personne à l’autre, comme une chaîne d’ADN, ils apprirent à se reconnaître entre eux juste en SENTANT la présence de telle ou telle AURA.

Ils étaient capables de grandes choses, comme de briser des rochers à mains nues, sans aucune trace de séquelles physiques. Ils connaissaient parfaitement la matière, savaient comment s’en servir, en déplaçant par exemple, les molécules autour d’eux, comme s’il s’agissait d’une chose parfaitement naturelle. L’atome n’avait pas de secret pour eux. Ils contrôlèrent également les forces de la nature, du moins… ce qu’il en restait.

Les individus qui n’avaient pas évolué les considéraient comme des parias, ne comprenant pas ce qui se passait. Rien ne s’arrangea avec le temps, puisque cette force grandit encore. Les Télépathes apprirent même à l’utiliser afin de soigner leurs blessures. À partir de ce moment-là, ils commencèrent à s’estimer nettement supérieurs à ceux qui n’étaient restés qu’au stade d’Homme, qui, de surcroît, ne les acceptaient plus parmi eux. Bientôt, les deux clans se distinguèrent réellement : celui des Télépathes et celui des Hommes.

Les premiers créèrent leur propre et unique ville : la gigantesque Forteresse aussi pratique et armée qu’une base militaire, mais aussi luxueuse qu’un palais. Pour les seconds, ce furent les Cités, plus petites, plus nombreuses. Les deux peuples vécurent en paix, chacun de leur côté, durant quelque temps… jusqu’à l’arrivée d’un Télépathe plus puissant que tous les autres qui s’autoproclama roi de ses compagnons. Il s’appelait Amos et avait pour dessein de réduire en esclavage le peuple des Hommes, si inférieur à lui.

C’est alors qu’un nouveau conflit, plus abominable que tous les autres, éclata en cette nouvelle année 3671 du calendrier de l’humanité telle qu’elle avait pu exister autrefois, dans le Monde Antique.

Malgré leur désavantage par rapport à leur ennemi, la technologie des Hommes évolua avec son temps. C’est ainsi qu’ils combattirent du mieux qu’ils purent les assauts répétés des Télépathes. Cependant, ne possédant pas la résistance de leurs adversaires, les Cités tombèrent les unes après les autres, sous le joug de l’impitoyable Amos.

Seule une Cité resta insoumise.

C’est là-bas que se trouvait le cœur de la résistance des Hommes. C’est également en ce lieu que vécurent certains personnages importants, qui changèrent le cours de l’Histoire.

Je me nomme Phillys.

Je suis leur descendante. Laissez-moi vous guider à travers les brumes du destin. Laissez-moi vous guider sur le chemin de mes prédécesseurs.

Nous sommes en 3697, et je vais vous raconter l’histoire de Mirage, la dernière Cité, et le destin des personnes qui y sont liées…

Mirage’s Memories: Tome 1 : La Dernière Cité

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